Chroniques Ménestrelles, « Selon Eux #1 »

Les «Selon eux», série noire sur les travers de notre société.

Travers #1, « selon eux, tout va trop vite ».

YVAN DURRAIVE, LE 2 MAI 2017, ALL RIGHTS RESERVED


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 MERCI À MON ORDINATEUR
LA TORTURE FUT UNIQUEMENT UTILISÉE AFIN DE PUNIR LA BIENSEANCE ET LE ZÈLE.

Chroniques Ménestrelles

« Acerbes et gouleyantes »

 

Les «Selon eux»

Travers #1

 

Selon eux, c’est ainsi. Et pas autrement. C’est une vérité unique, qu’eux seuls détiennent avec l’inconscience de s’en croire les héritiers avertis. Ils sont pareils et contraires à la fois. « Ils », c’est lui, moi, nous. C’est eux, c’est « les autres ». C’est l’envers du décor, c’est le miroir, c’est ce qui crée un reflet dans la souillure des rivières et le marbre des centre de congrès, c’est surtout ce qui nous conforte dans nos prises de positions bien souvent exclusives et justifie les actes égoïstes qui en découlent. Les autres, c’est ce qui fait notre différence, c’est ce qui nous rend original, mais c’est aussi une masse informe que nous utilisons comme piédestal. Comme d’une roue de secours. Parce que nous vivons dans une société individualiste. Parce que nous ne comptons que sur nous-même, et que notre univers est vertical. Une verticalité qui ne supporte pas le paradoxe. Et vu la situation actuelle, il ne sent pas bon être en bas.

#1 Tout va trop vite

La Genèse

 

Selon eux, tout va trop vite. De nos voitures à internet, de la viande du Brésil jusqu’à la fonte de la calotte glaciaire, de nos maïs à nos saisons, tout féconde à perte et perd à profit.

Il me semble pourtant logique que les sociétés cherchent à se rendre la vie plus agréable; de quels modèles de sociétés l’humanité a-t-elle usé? De peu. Nos sociétés serait plutôt définie par leur élite, tout est du moins mis en place pour que nous tous visions à y ressembler; un rêve que les médias tendent de plus en plus à glorifier. Pour y parvenir, la majorité voit son quotidien s’intensifier. La vitesse est au cœur des préoccupations modernes. Depuis l’avènement de l’électricité et la mise en place d’un système basé sur les énergies fossiles et nucléaires, c’est même devenu une obsession. Des transports à la communication, tout est de plus en plus expéditif.

Cette facilité n’est pourtant pas le facteur le plus déterminant dans le bon déroulement de nos vies. Bien qu’il nous soit recommandé de suivre la ligne, celle bien droite, dressée avec le minimum d’embûches, qui nous est toute destinée, voire même rassurante, cette obsession pollue, disperse nos esprits et nous aveugle. Le manque de contrainte est un frein à la bonne marche de nos sens. Comme le peintre a pour obsession de sortir de sa case, nous devons toujours repousser nos limites pour grandir. Mieux vaut ainsi qu’elles soient saines. Courir ne rapproche pas la ligne d’arrivée, la patience est ainsi la plus grande des vertus.

L’enthropie

 

Plus la technologie devient précise et plus nous vivons à la seconde prêt. L’état investit ainsi des millions dans les trains afin de gagner quelques cinq minutes sur un trajet de 40. Et lorsqu’il y a des retards, ne serait-ce de trois minutes, c’est très normalement une catastrophe. Pourquoi payerait-on des impôts autrement, si ce n’est pour que tout soit en ordre, et que cet ordre soit bien gardé? On ne parle même pas de ce que coûte l’entretien des routes. Afin d’aller toujours plus vite, avec toujours plus de sécurité. Alors on réduit la vitesse maximum, on s’arme du dernier cris en matière de protection, on s’assure du moindre faux-pas, tout en cultivant les prises de risque. La quête de l’adrénaline, du «jamais assez» et de l’immensément grand, n’a jamais été aussi personnelle et exclusive. Jamais les moyens n’ont été aussi accessibles, à se demander s’ils ont jamais été aussi insensés – à se demander comment les pyramides de Gizeh restent un mystère. Ainsi les axes les plus directs sont devenus des voies de contournement, défigurent le paysage, au détriment de certains quartiers. « Au pire, cela isolera un peu plus un de ces nombreux quartiers difficiles » .

Et tant pis pour la pollution, sous toutes ses formes. C’est nécessaire au progrès. On se bat pour trois minutes, pour ne pas être en retard. Pour ne pas finir encore plus tard, pour ne pas se faire virer, pour vivre, et pourtant chaque jour les bouchons sont là, aux mêmes heures, aux mêmes intensités, avec les mêmes personnes qui se croisent et qui inlassablement se demandent quand ils pourront enfin virer ce moment fétide de leur quotidien. Se saluer serait déplacé, une preuve d’excentricité, de manque de sérieux. Voire de laisser aller. Certains pourraient même y voire un acte intéressé! Et il n’y a personne à blâmer, alors on patiente. Parce qu’il faut bien vivre.

A force, on s’abandonne. Mais on garde la forme. On se nourrit, mais la conscience n’est plus là. Qu’est ce qui vit autour de nous ? D’autres robots, totalement déconnectés de la réalité. Le béton a entériné nos droits sur ce sol que nous foulons tous les matins, et la réalité n’a plus d’importance que lorsqu’on la met noir sur blanc, par contrats. Ou dans des livres, pour les générations futures. Surtout pour leur comptabilité. Pour se rassurer que tout concorde, et pour oublier le plus dégueulasse.

On s’abandonne, et la technologie devient si prépondérante que la réalité dépasse la fiction. On vit les films (Back to the Future II de Robert Zemeckis, Metropolis de Fritz Lang) et les livres (Philip K. Dick, Jack Vance) que nos parents et arrières grand-parents ont réalisés et écrit. On a beau se donner tous les moyens imaginables, l’élévation ne viendra que de nous-même.

 

 

L’Osmose

 

A force d’équations, nous devenons une société d’assistés. A force de compter ce qui nous est dû au lieu de compter sur nous-mêmes, nous devenons les victimes d’une résignation intérieure et collective, nous perdons notre capacité à nous détacher du matérialisme. La surabondance devrait être éphémère, et non pas nier l’essence même de nos actes.

À s’assurer de tout, nous perdons en efficacité, les standards ont élevé le niveau de vie et la conséquence fut un nivellement par le haut de nos exigences, ne laissant qu’une médiocrité troublante en décomposition face à l’amoncellement technologique et financier que subissent quelques projets roses putrides. Flasques et mensongers, ils nous séduisent pourtant si facilement que leurs créateurs ne cessent d’alimenter la machine, avec brio. Il faut dire qu’ils s’en assurent par tous les moyens disponibles. La pollution sonore tant que visuelle est constante et omnisciente.

Nous allons trop lentement pour répondre aux besoins de tout ce que l’on crée, « nous perdons notre vie à la gagner ». Une vie de facilité au coût démesuré.

 

Mensurations

 

Est-ce que les qualités d’un être s’ajoute à l’aura de celui qu’il côtoie, ou au contraire s’en soustraient? L’humain est sous le joug constant d’une l’obsolescence qu’il a lui-même programmée. L’humanité vit une course contre la montre, contre elle-même, afin de ne pas être dépassée par les événements.

Un retard qui est déjà omniprésent. La surconsommation qui ronge nos sols et détruit nos écosystèmes pollue aussi nos esprits. Des esprits souillés par une vision du monde manichéenne et numéraire. Que ce soit en publicités mensongères ou par des programmes télévisuels démagos et lobotomisants. Lobotomisants tel les escalators (extrait du film «La Haine» de Mathieu Kassovitz). « Sans commentaires ».

Comme beaucoup de gens d’ailleurs. Sans commentaires.. Ne même plus s’en rendre compte, là est la beauté. Vivre en parfaite harmonie avec un système qui gomme la réalité. On ne parle pas ici d’un idéal hétéroclite. On parle d’une fourmilière, divisée en castes, au but unique. Remplacez l’énergie que procure le besoin de survie face aux éléments naturels, par l’énergie que dégage le besoin d’argent, et rajoutez-y le confort d’aujourd’hui, et vous obtenez un mélange explosif.

Un boost. Comme l’adrénaline. Et pourtant. Simplifier les tâches à tel point qu’il en devient évident que le travail se doit d’être éreintent, à en oublier qu’il est affreusement répétitif, telle est finalement la maxime du capitalisme. Être prêt à tout pour la réussite, et pour un salaire minime puisque tout est si accessible. La surabondance de choix est une arme, nous rend dépendant et justifie que l’on dépense toujours plus.

Pack de douze ails venant d’Israël pour le prix d’un venant d’Italie, forfaits télévision-téléphone-internet-portable aussi chère que nos assurances maladies, réduction de septante-cinq pour-cent sur des articles obsolètes depuis dix ans et condamnés à mourir dans deux, casseroles en fibre d’amiante non adhésives gratuites à l’achat de douze packs de six bouteilles d’eau de pure source cristaline,..

 

Haine et Complaisance

Depuis que la religion est plus proche de la cour d’école que de la pièce de théâtre, heureusement que nous avons la science pour oublier que la mort est si proche.

Une science qui a réponse à tout, et qu’il ne faut surtout pas remettre en question. Au risque d’être fou. Que ce soit dans le devenir ou dans l’appréhension. Une science qui permet tout.

Ainsi les gens consomment et polluent, sans le moindre égare. Pour oublier. Créateurs de vide, un plus pour tous les instigateurs de mode. Et une crise profonde pour tous les stigmatisés, les marginalisés, qui se transforme parfois en clairvoyance. Pas pour autant que cela rime avec action. Le confort nous convie à la complaisance.

Internet y contribue grandement. Tout y est nivelé, déballé comme des burgers dans un fast-food. Nous ne savons même plus ce que l’on mange. On bouffe avant tout. Un peu comme la baise.

Les infos de demains sont des scoops en première page, celles d’hier des faits divers passés à la trappe, celles d’aujourd’hui sont toujours les mêmes. Histoire d’une lettre d’amour. Heureusement, l’innocence et le bien-fondé que les universités dévoilent chaque année nous font encore croire aux nouvelles inventions. Des concepts en fait très dangereux, trop dangereux pour des lobbys tout puissants. En tout les cas assez dangereux pour avoir été mis à la poubelle il y a belles lurettes, et ce en toute impunité.

 

Menstruation

 

Les albums de musique se construisent comme des compilations, les morceaux comme des clips, les pochettes comme des couvertures de journaux de mode. Normal que la musique se vende au rabais et que les artistes se prostituent. Une prostitution qui serait en fait l’esclavage moderne que notre chère un pour-cent a réussi à mettre en place. Un asservissement mental qui nous diminue face à l’intelligence artificielle, restreint notre vision et déforme nos perspectives, nous ralentit et casse notre rythme naturel.

Ainsi cette distance que nous prenons du mystique dessert notre société.

Tout va trop vite parce que nous nous abandonnons à une intelligence unique et manichéenne qui se développe à une vitesse affolante, au rythme de notre consommation, en symbiose avec notre folie, en parallèle à l’effort que nous dédions à nous recréer, à toucher les pouvoirs de Dieu au lieu de chercher la transcendance dans la méditation. Vivre pour l’éternité et être son seul maître, c’est finalement vivre comme des bêtes, sans appréhension du lendemain, c’est renier la condition même qui fait de nous des êtres humains: cette capacité infinie que nous avons de croire que nous avons le choix.

                                                                                                                            .


Les «Selon eux», série noire sur les travers de notre société.

Travers #1, selon eux tout va trop vite.

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